Introduction
La panne ou l’accident, deux scénarios que vous n’imaginez même pas tant vous conduisez prudemment. Et pourtant vous n’êtes pas seul(e) sur la route. Ce sont donc des situations auxquelles il faut se préparer. Ainsi vous pourrez agir en toute sécurité, si elles viennent un jour à se produire sur votre trajet.
Panne ou accident : les bons réflexes

Au cours de l’été 2016, une panne se produisait toutes les 10 secondes en France. Quant à l’accidentalité, si elle a diminué de moitié depuis les années 60, elle reste encore bien trop conséquente. Et ce sont les trajets les plus fréquents dont il faut se méfier. Près de 73% des accidents se produisent à proximité du domicile. Qu’il s’agisse d’une panne ou d’un accident, en tant que victime ou témoin, il faut savoir réagir. Et dans l’ordre de priorité, trois éléments à toujours garder en tête : protéger, alerter, secourir.

En cas d’accident

Être victime d’un accident peut déstabiliser et choquer mais il est important de garder son calme et d’adopter les bons gestes. 

  • Se signaler: le premier réflexe c’est d’allumer les feux de détresse pour signaler la zone d’accident aux autres conducteurs. 
  • Protéger les passagers: Après s’être assuré que chaque passager a enfilé un gilet rétro-réfléchissant, il faut sortir du véhicule par le côté droit, celui de l’accotement. Si l’accident se produit sur la voie de gauche d’une autoroute ou d’une voie rapide, la sortie se fera par le côté gauche, celui du terre-plein central. Il ne faut jamais tenter de traverser les voies pour rejoindre la borne d’appel d’urgence mais plutôt se servir d’un téléphone pour prévenir les secours.
  • Se mettre à l’abri : le plus loin possible de la chaussée et derrière la glissière de sécurité quand il y en a une.
  • Couper le moteur des véhicules accidentés et serrer le frein à main. Mais ils ne doivent jamais être déplacés. Il ne faut en aucun cas modifier la zone d’accident.
  • Baliser les lieux en plaçant, 30 mètres avant l’accident, un triangle de présignalisation. Cela permet d’être bien visible et d’alerter les autres conducteurs d’un danger. Attention, cette action est fortement déconseillée sur autoroute. 
  • Alerter les secours : en utilisant une borne d’appel d’urgence, c’est le meilleur moyen d’être localisé immédiatement. S’il n’y a pas de borne, il faut composer le 112. Il est alors important de bien décrire les lieux de l’accident pour que les secours arrivent au plus vite : emplacement exact, type et nombre de véhicules impliqués, circonstances, nombre de blessés…
  • Secourir les blessés : la non-assistance à personne en danger est passible de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Selon le Code Pénal, article 223-6 cela concerne “quiconque s’abstient volontairement de porter à une personne en péril l’assistance que, sans pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par une action personnelle, soit en provoquant un secours”. Une fois les secours alertés, il convient de couvrir les blessés, en évitant de leur bouger la tête et en desserrant certains vêtements comme les ceintures, les écharpes et les cravates. Il faut veiller à toujours parler positivement au blessé pour le rassurer, même lorsqu’il est inconscient.
  • Pratiquer les gestes de premiers secours : mais attention il ne faut jamais donner à boire ou à manger à un blessé, ne surtout pas retirer le casque d’un motard, ne pas tenter de déplacer un blessé ni même essayer de le faire sortir de son véhicule, sauf si un danger extrême le menace comme un départ de feu. Enfin, mieux vaut attendre les secours et ne surtout pas essayer de transporter soi-même un blessé grave.

D’une manière générale, sur un lieu d’accident, il faut tout faire pour que les véhicules de secours puissent accéder à la zone. Les voitures impliquées ou celles des témoins doivent être garées de manière à ne pas entraver leur accès aux blessés.

En cas de panne 

Moins alarmante qu’un accident, la panne reste une situation dangereuse sur la route, elle nécessite donc d'intervenir calmement pour assurer la sécurité de tous.

  • Se signaler : en allumant les feux de détresse
  • Se mettre à l’abri : en garant, si possible, le véhicule sur l’accotement ou un stationnement non gênant
  • Protéger les passagers: en les faisant sortir par le côté le plus sûr (accotement ou terre-plein central) après leur avoir fait enfiler un gilet rétro-réfléchissant
  • Prévenir les secours: soit en composant le 112, soit à l’aide d’une borne d’appel d’urgence disposée tous les 2 kilomètres. Pour y accéder, il est plus prudent de marcher derrière les glissières de sécurité quand il y en a ou le plus loin possible de la chaussée.
  • En cas de départ de feu : si un extincteur se trouve à proximité, il faut l’utiliser sous le moteur en passant par la calandre. Si le feu est déjà déclaré, il faut s’éloigner au plus vite après avoir mis tous les passagers en sécurité loin du véhicule.
  • S’il s’agit d’une crevaison : il faut réduire  la vitesse et essayer d’atteindre une aire ou un refuge pour pouvoir changer la roue en sécurité. C’est le moment d’utiliser la bombe anti-crevaison ou de tester le maniement du cric et de la roue de secours.
  • Sur autoroute : ce sont des dépanneurs agréés qui interviennent. Ils sont envoyés par les services de sécurité prévenus à l’aide de la borne d’appel d’urgence. Si possible, le dépanneur procèdera à la réparation sur place, sur la bande d’arrêt d’urgence si cela ne prend pas plus de 30 minutes et que la visibilité est optimale. Sinon il remorquera le véhicule jusqu’à l’aire la plus proche ou le garage choisi par le conducteur sinistré.
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