Introduction
Le rôle de l’expert d’assurances est essentiel dans le processus d’indemnisation lors de sinistres automobiles. Qu’il s’agisse d’un vol, d’un accident ou encore de la conséquence d’une catastrophe naturelle, la compagnie d’assurance peut mandater un expert pour enquêter sur les circonstances et évaluer l’indemnisation ou la non-indemnisation de l’assuré.

Vroum fait le point.
 le rĂ´le de l'expert d'assurances

Le rôle de l’expert d’assurances

Après un sinistre, en fonction de sa gravité, l’assureur peut mandater un expert. Son rôle est de dresser un rapport qui :

  • identifie le bien endommagĂ©, volĂ© ou dĂ©truit,
  • dĂ©termine les circonstances du sinistre,
  • dĂ©crit les dommages et les chiffre,
  • Ă©value la vĂ©tustĂ© du bien,
  • indique les modalitĂ©s de remise en Ă©tat.

À la suite du rapport de l’expert, l’assureur propose une indemnisation.

Exemple d’un véhicule accidenté

Dans le cas d’un véhicule accidenté, si le montant des dommages déclarés par l’assuré sont inférieurs à la somme indiquée dans son contrat d’assurance auto, l’assureur autorise généralement la réparation du véhicule sans mandater d’expert.

L’assuré choisit alors le professionnel automobile qui effectuera les réparations. Sur présentation de la facture et selon les dispositions prévues dans le contrat, l’assureur procède au remboursement.

En revanche, si le montant des dommages est plus important que la somme prévue dans le contrat, un expert est mandaté pour évaluer l’état réel du véhicule. L’assuré doit déposer son auto dans un garage agréé pour permettre à l’expert de l’examiner. À la suite de l’expertise, trois cas de figure sont envisageables :

  •  l’expert estime que le vĂ©hicule peut ĂŞtre rĂ©parĂ© et remis en circulation : les frais de rĂ©paration seront pris en charge par la compagnie d’assurance selon les modalitĂ©s de son contrat ;
  •  le montant des rĂ©parations est supĂ©rieur Ă  la valeur du vĂ©hicule : l’assureur doit proposer une indemnisation en perte totale sous 15 jours. L’assurĂ© dispose ensuite de 30 jours pour lui signifier son acceptation ou son refus.
  •  le vĂ©hicule est gravement endommagĂ© (VGE) : l’expert va Ă©tudier l’auto de manière plus approfondie (Ă©valuation de la liaison au sol, des zones d’ancrage des Ă©lĂ©ments de liaison au sol, des Ă©lĂ©ments de sĂ©curitĂ© des passagers et de la direction). Si l’expert dĂ©cèle une anomalie dans au moins l’un de ces quatre critères, le vĂ©hicule est dĂ©finitivement immobilisĂ© et son certificat d’immatriculation (ou carte grise) est bloquĂ©. En outre, l’assurĂ© ne peut plus le vendre.

La contre-expertise et la tierce expertise

L’assuré a la possibilité de refuser les conclusions du rapport d’expertise. Dans ce cas, il peut faire appel à ses frais à un second expert, indépendant de la compagnie d’assurances.

Si la seconde expertise, appelée contre-expertise ou expertise contradictoire, valide la précédente, l’assuré peut recourir à un troisième expert pour une tierce expertise, dont les frais seront partagés de manière égale entre l’assureur et l’assuré.
 
 

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