Introduction
Prôné pendant des années par de nombreuses associations de la sécurité routière pour faire reculer le nombre d’accidents mortels sur les routes, l’abaissement de la vitesse de 90 km/h à 80 est donc bien rentré en vigueur depuis le 1er juillet 2018.
Baisse de la vitesse à 80 km/h

Le décret est désormais officiel et la limitation s’applique sur toutes les routes nationales à double sens et sans séparateur central. Cette décision rend hommage au Comité des Experts du Conseil National de la Sécurité Routière. En effet, celui-ci, selon un rapport du 29 novembre 2013, avait déjà établi qu’une vitesse réduite à 80 km/h sur les routes pouvait permettre de sauver près de 400 vies par an. 


Pourquoi une telle mesure ? 

Une telle mesure a été prise suite à de nombreuses recherches et études très sérieuses sur le thème de la vitesse. Études effectuées sur une durée de plus de 20 ans, démontrant le lien existant entre la réduction de la vitesse et le recul des accidents de la route. Ces différentes études ont été menés par des doctorants et des chercheurs en Sécurité Routière, soit des travaux issus de sources très sérieuses. Comme disent de nombreux rapports, c’est mathématique : en agissant sur la vitesse, on réduit le nombre d’accidents. 


Limitation de vitesse et baisse de la pollution 

Mais les bénéfices de cette nouvelle mesure ne s’arrêtent pas là. Car qui dit vitesse réduite, dit aussi réduction des émissions de gaz à effets de serre, autrement dit de pollution dans l’environnement. A l’heure où l’on ne parle que de réchauffement climatique, cette mesure ne peut qu’être bénéfique pour le bien-être de la planète.

Pour information, ces émissions de CO2 étaient estimées en 2017, soit avant la limitation de vitesse, à 20% pour les transports routiers. Réparties comme suit : 12% pour les véhicules particuliers, 3% pour les utilitaires et 5% pour les poids lourds. Un taux de pollution beaucoup trop élevé ! 


Limitation de vitesse et distance d’arrêt 

Il existe plusieurs phases dans le freinage. Ces différentes phases cumulées constituent, ce qu'on appelle, la distance d’arrêt. 

  • 1ère phase : le conducteur décide de freiner, il appuie sur la pédale du frein, c’est la distance de réaction. 
  • 2ème phase : c’est la phase du freinage. Cette phase correspond à la distance parcourue le pied sur le frein, 

La distance d’arrêt est donc égale à la somme des mètres parcourus pendant les temps de réaction et celui du freinage. Ce qui veut dire que plus un véhicule roule vite, plus son temps de freinage est important et, par voie de conséquence, sa distance d’arrêt. Avec le changement de vitesse, cette distance d’arrêt est réduite, d’où un risque de collision diminué lui aussi.

Prenons un exemple : un conducteur roulant à 80 km/h, ayant besoin de s’arrêter, réduit sa distance d’arrêt de quasiment 13 m par rapport aux 90 km/h d’avant. Cette différence est très importante dans la prévention des accidents de la route. 

Limitation de vitesse et évitement du choc 

En cas d’obstacle sur la route, lorsque le freinage d’urgence est inévitable, la vitesse à laquelle le véhicule roule peut tout changer et, notamment, éviter le pire. La distance d’arrêt étant plus importante à 90 km/h, certains chocs ne peuvent être évités et c’est l’accident. Avec une vitesse moindre, le temps d’arrêt est écourté et le choc est évité.
 

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