Introduction
Samedi 17 novembre, la manifestation des gilets jaunes contre l’augmentation du prix des carburants a provoqué quelques répercussions inattendues, comme la fermeture d’une usine. Explications.
Usine Toyota fermeture

Un mouvement très suivi

Tout le monde en parle, car beaucoup de gens en ont assez. En France, les carburants sont chers. Sur autoroute, il n’est pas rare que le litre de gasoil dépasse les 1,60 €, atteignant désormais le même prix que le litre de sans-plomb 95 E10. Dans les grandes villes, comme Paris, certaines petites stations affichent même le super 98 très proche des 2 €/litre ! Le surnom de l’or noir prend alors tout son sens. De fait, un ras-le-bol général s’est installé en France depuis que les prix au litre ont explosé à la pompe.

À titre d’exemple, cette société que nous avons contactée, dont les 15 commerciaux roulent en moyenne 60 000 km/an sur tout le territoire au volant de petites voitures diesel (Opel Corsa et Renault Clio), a estimé le surcoût du poste carburant à 30 000 € pour l’année 2019 si les taxes sur le gasoil restent au même niveau.

Surnommés les gilets jaunes, les manifestants ont organisé une journée d’action le samedi 17 novembre. 

Toyota contraint de fermer

Revers de la médaille, en prévision des blocages organisés par les gilets jaunes, l’une des plus grosses usines automobiles de France, Toyota Onnaing, près de Valenciennes (59), a donc décidé, après une demande de l’inter-syndicale, de fermer ses portes samedi 17 novembre.

Pour éviter que les postes des chaînes de production demeurent inoccupés si les ouvriers ne peuvent accéder à leur lieu de travail, cette journée additionnelle de production – qui permet de fabriquer 400 voitures supplémentaires par jour et ne concerne qu’une chaîne sur les trois disponibles à Onnaing – a ainsi été reportée au samedi 15 décembre par la direction. 

Une usine qui tourne à plein régime

En temps normal, l’usine Toyota assemble 1 000 voitures par jour. Les “samedis travaillés” permettent donc de répondre à la forte demande européenne sur la Yaris, qui rencontre un franc succès. La petite japonaise, fabriquée en France, est destinée, avant tout, aux différents marchés européens. Mais environ 7,5 % de cette production part vers les États-Unis, le Canada et Porto-Rico.

A noter que ces modèles “exports” sont des 100 % thermiques (1.5 litre), tandis que 60 % de la production de Yaris à Onnaing, seul modèle produit sur ce site, reçoivent une motorisation hybride essence + électrique. Restylée en 2017, la Yaris n’existe plus en diesel. Née il y a vingt ans, la première Yaris est assemblée à Onnaing depuis 2000, date de la création de cette usine, qui emploie 4 000 personnes. 

 

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